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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 15:22

Jour 8, mardi 3 juillet

 

 J'ai passe ma journee tranquillement. bien dormi, je regardes un film, un tour sur internet.Simonas rentre du travail assez tard, on mange un morceau, puis on reprends les velos. Il me fait visiter la ville un peu plus, me racontes quelques anecdotes.on boit une biere, on parles de tout et de rien, le monde, la vie, les voyages, etc. on rentre tranquillement, juste a temps pour eviter un orage. j,en profites pour shooter quelques photos avant de m'endormir.

 

Jour 9, mercredi 4 juillet.

 

 Cette fois ci, j'ai mis un reveil. une petite douche, puis je refais mon sac. petit dejeuner rapide mais calorique, et je prends un bus pour avancer jusqu'a un point interessant pour l'autostop.je repars l'esprit bien plus libre. direction le cap nord.

puis, coup de chance. au moins la route se fera bien! apres environ 45 minutes, un minibus s'arrete, ils vont a Tallin, en estonie, prendre le ferry pour Stockholm! Un direct pour rejoindre le but aue je m'etais fixe! j'esperes trouver ou dormir, avant ou apres le ferry, suivant l'heure ou on arrivera au port!

 

Mes conducteurs ne parlent pas anglais, mais la route passe assez vite. je comprends un peu mieux le fonctionnement dans ces pays la. la nationale est large, les camions roulent en empietant largement sur la bande d'arret d'urgence, ainsi les autres vehicules peuvent doubler. C'est quand meme assz special comme conduite. apres la pologne, je suis rode, mais je reconnais que c'est quand meme une conduite assez dangereuse.

 

Apres quelques heures ou on communiques par gestes ou avec quelques mots basiques d'anglais que tout le monde connait, on arrive a Tallinn. Il est !/h, le prochain ferry pour la Finlande est a 19h30. J'achetes une bouteille de bonne vodka pour Arnt et Alain, profitant des tarifs assez bas ici. Je n'ai pas pu prendre de calva, et je n'aimes pas arriver les mains vides. On est a 83 km d'helsinki, environ 3heures de traversee, j'arriverai sur place assez tard.je vais tenter de faire du stop et d'avancer en direction de Lahti, environ 100 km plus loin vers le nord. avec un peu de chance, je devrais pouvoir trouver un conducteur sur le ferry, meme si je n'y crois pas trop. en attendant, continuer a reflechir et ecrire.

 

Jour 10, jeudi 5 juillet

 

Finalement, je n'aurais pas pris le temps d'ecrire sur le ferry. en y arrivant, j'ai rencontre un jeune finlandais, Pasi , avec qui j'ai beaucoup discute. Lui etait alle en estonie pour acheter de l'alcool et des cigarettes, comme beaucoup de monde ici. Il me traduit quelques phrases et mon panneau en finlandais, ca devrait m'etre utile pour la suite. Apres une bonne heure de conversation, on se separe, et je commence a me promener sur le ferry en montrant mon panneau a tout le monde. cependant, malgre quelques reactions tres positives et quelques mots echanges, je ne trouve personne pour quitter la ville. je rejoins donc le tramway a mon arrivee, prends un bus, et arrives a un spot recommande, sur la route de Lahti. Il est tard . Descendant du bus, un Finlandais est interpelle en voyant mon panneau. on parles une demi heure, puis il rentre chez lui. quelques minutes apres, une moto fait demi tour et s'arrete devant moi. Il est revenu me chercher, et me propose de passer la nuit au chaud sur son canape, a defaut de ne pas pouvoir m'aider a avancer.J'acceptes, Ca m'evitera de rester dehors toute la nuit . le lendemain, reveil. Sami a du mal a se lever, on a parle en buvant une biere, et vu l'heure qu'il etait, ca nous a pas mal raccourci la nuit. Je regagnes le spot d'hier soir, et apres 45 minutes, je suis rejoins par deux autres autostoppeurs.on se relaye. finalement, au bout de 3 heures, une voiture s'arrete. sans reflechir, je montes. manque de chance, on ne va pas sur la bonne route. il me faudra marcher 45 minutes et attendre 2h30 suplementaires pour trouver un autre lift, qui me deposera a une aire sur l'autoroute que je cherchais a rejoindre.

 

De premier abord, l'autostop dans le sud de la Finlande n'est pas aise. j'ai de grosses difficultes a trouver des lifts interessants. Cependant, beaucoup de camions passent, donc je ne perds pas espoir. Je trouves finalement un lift pour Lahti, et j'esperes avoir plus de chance apres!

 

Au final, la route prends une autre tournure. Une fois lahti atteint, les temps d'attente se raccourcissent, et les lifts sont plus longs. Il m'aura fallu 8 voitures pour rejoindre Oulu, mais je ne suis plus qu'a une heure de route de Tornio, a la frontiere suedoise. Cette fois ci, je crames un peu d'argent pour acheter du jus de fruits et me payer un repas chaud que j'englouttis literralement. le pate en boite, c'est utile, mais un vrai repas est toujours un plaisir.Je prends des forces pour la nuit, je suis sur une aire d'autoroute, alors je ne dormirais pas. Il est 22h, et j'esperes depasser Tornio avant  le "lever" du soleil, le ut etant de rejoindre Alta, en norvege, demain soir. C'est faisable. avec de la chance, je pourrais atteindre ma destination dans la nuit de vendredi a samedi. ou samedi matin. Je continues d'attirer l'attention avec mon immense panneau que je traines depuis Helsinki. tout au long de la nuit, il y a du passage. malheureusement, ce n'est que des locaux, vu que l'aire fait aussi superette 24/24. Dehors, c'est la guerre. pas entre humain, mais entre moi et une armee de moustiques. pour eviter de finir vide de mon sang et boursouffle, pas d'autre choix que de marcher, ou entrer et boire un cafe. La fatigue commence a se faire sentir, mais je ne vois pas de bonne place pour dormir quelques heures.et puis, je risquerai de louper un routier en pause ou au reveil, ce qui pourrait me faire avancer de plusieurs centaines de kilometres. Et il faut reconnaitre que je suis assez impatient de rejoindre sarnes, surtout que je suis a peine a 800 km. Un gros lift, et ca peut etre le jackpot!

 

Jour 11, vendredi 6 juillet.

 

Encore une fois, c'est apres avoir dormi que j'ecris. La journee d'hier a ete longue, et la nuit aussi. vers 5h du matin, j'ai rencontre deux finlandais sur l'aire, On a parle un peu, puis il m'offrent un "petit dejeuner" calorique, un bon burger!  on parles, c'est deux metalleux qui reprennent la route vers le sud. l'un d'eux, a un site web, www.nhb.cc. On compares les modes de vies finlandais et francais, on parles un peu musique et festivals, puis ils reprennent la route vers le sud.

 

Finalement, je ne trouve pas de lift sur l'aire. je rejoins donc la bretelle d'acces, et une voiture s'arrete rapidement. un petit lift jusqu'a l'ouest de la ville, j'aurai peut etre plus de chance la bas. je marches un peu pour rattraper une bonne sortie, et je finis par trouver un Lift pour Tornio! enfin un lieu connu, le premier depuis strasbourg! Cette fois ci, pas de coup de chance comme l'an dernier. la E8 se fait de petit lift en petit lift, mais j'avance. Une femme s'arrete, au niveau d'ylitornio. elle ne va pas tres loin, mais pendant que l'on parle, elle me propose de boire un cafe au restaurant de son mari. elle ne prends habituellement pas de stoppeurs, mais elle a ete interpelee par les drapeaux sur mon sac. Le restaurant fait aussi boutique, ils sont specialises dans la vente de produits traditionnels lapons. pas de made in china ici, que de la production locale! On marque une pose.on parle. Elle m'offre un morceau de viande de renne et des chips lapones. je mets le renne de cote pour le partager lorsque j'aurais rejoin magerøya. Ca me genes un peu d'accepter, mais j'ai compris que de toute facon, je ne repartirai pas les mains vides. je sens une certaine emotion dans sa voix, je pense qu'elle traverse une passe difficile, et a decide d'aider un jeune dans ses projets d'aventure. elle m'avance de quelques kilometres supplementaires, puis rentre chez elle. au moins, cette rencontre m'aura booste un coup. apres une nuit blanche, c'est plaisant! deux voitures plus tard, un jeune finlandais me propose d'avancer d'une vingtaine de kilometres. il doit recuperer son telephone un peu plus loin, sur la route de Rovaniemi. je lui expliques mon trajet, et il me propose de m'avancer jusqu'a Muonio. 80 km de gagnes! Il recupere son telephone au travail, un peu a l'ecart de ma route, puis on prends les routes de campagne, au milieu des forets lapones, pour rejoindre Muonio. En arrivant, pas de chance, c'est l'orage. je suis a une station service, et je peut m'abriter, donc ce n'est pas genant. j'en profites pour prendre un boisson chaude. L'orage passe vite,et je peut reprendre la route. Manque de chance, toute cette eau et l'humidite ambiante ont reveille les moustiques, qui sont maintenant a la recherche de leur petit dejeuner. Je me demandes ce que pensent les conducteurs en passant et en voyant un stoppeur gesticuler pour se debarasser de ces foutues bestioles!

 

j'avance ensuite de petit trajet en petit trajet.  La route me rapelle que le monde est petit, je suis pris en stop par une femme qui avait heberge Alain pendant sa marche hivernale entre helsinki et nordkapp! finalement, apres avoir lutte plusieurs heures pour avancer de quelques kilometres, je finis par tomber sur Sandra. Une australienne qui travailles en suede depuis un an. Elle va a hammerfest, mais a prevu de passer la nuit a kautokeino. j'arrives enfin en norvege!

 

on echanges nos numeros de telephone pour le lendemain. au moins , si je ne trouves pas de lift, j'aurais quelqu'un pour m'avancer jusqu'a Skaïdi!

 

Je cherches ou me reposer. vent frais continu, et moustiques dechaines, je reessaye de faire un peu de stop, mais la fatigue et la faim prennent le dessus. je reperes un coin tranquille, et apres une preparation fastidieuse pour me proteger des nuisibles volants et ne pas etre derange par la lumiere du soleil de minuit, je finis par m'assoupir.

 

Jour 12, samedi 7 juillet.

 

Faites de hauts et de bas, la journee d'hier aura ete assez speciale. tantot debordant d'energie, tantot un peu deprime, certaines questions reviennent en tete, meme si j'en connais deja la reponse, et que je ne suis plus tres loin de mon but.chaque kilometre, chaque instant passe a attendre un lift, chaque coup dur, finit par me rendre un peu plus fort.j'en apprends de jour en jour un peu plus sur moi, sur mes limites.j'esperes reussir a retrouver sandra pour eviter d'avoir a attendre trop longtemps.depuis skaidi, je ne serai plus qu'a moins de 2heures de route de Sarnes.j'ai mes chancesm je peut dormir dans un vrai lit ce soir.

 

Apres un bon repos, je retournes donc a la station ou sandra m'a depose hier.j'envoie un message qui reste sans reponse. finalement, vers 13h, je me decide a reprendre l'autostop. la chance reviens, je n'attends que 15 minutes pour trouver une voiture en direction de karasjok, sur la E6. je n'y attendrais que 5 minutes pour que le ride de la journee s'arrete:  70km, qui se transformeront en presque 200! Je pensais etre depose, mais ma conductrice m'annonce qu'elle m'a menti: elle va a Honningsvag, quelques km apres sarnes, c'etait juste un test pour pouvoir facilement se defaire d'un mauvais pas, que j'ai passe avec les felicitations du jury. Le coup de chance qu'il me fallait! j'arriverai finalement a rejoindre mon but en fin d'apres midi. jour pour jour,un an apres ma premiere venu ici a 3 heures pret, je foules a nouveau la terrasse de la maison folle, mon petit havre au soleil de minuit .

 

Jour 13, dimanche 8 juillet.

 

Reveil tranquille. la maison est encore en travaux et a bien change depuis l'an dernier. J'aides Alain a creuser un peu, il commence a construire un atelier sur le cote de la maison. puis on m'expliques que la douche pose probleme. le carelage au bord de l'evacuation a casse, et l'eau s'infiltre donc dans le sol. je prends en charge les reparations provisoires et vai chercher un bac de douche a l'ecole abandonee. un peu de bricolage pour depanner, le temps que la nouvelle salle de bains soit terminee au sous-sol. apres une bonne journee de travail, on fait chauffer le sauna. je decouvres la chaleur humide de cette piece. c'est agreable... d'en sortir.

 

Jour 14, lundi 9 juillet., au jour 27, dimanche 22 juillet

 

Voila, deux semaines se sont ecoulees depuis mon depart. j'ai atteint le milieu de mon periple. chaque jour, je comprends un peu plus le monde, chaque jour, j'en apprends un peu plus. L'histoire est deja ecrite,et chaque jour, j'en apprends de petits morceaux. je me cultives en ecoutant le monde.

 

Vivre chaque jour comme il doit etre vecu. apprendre de chaque personne, de chaque rencontre. accepter le point de vue de chacun, accepter la difference et apprends d'elle.

 

Apres avoir aide Alain un peu plus, je prends le role de cuisinier. je prepares un bon repas pour tout le monde. a force de me deplacer dans la maison, j'ai eu le temps de voir les differentes peintures laisses par les visiteurs. je demandes a Arnt et Alain si ils ont un mur ou ils souhaiteraient que quelqu'un laisse sa trace. la reponse ne se fait pas attendre, ils souhaiteraient avoir un arbre dans l'escalier entre le rez de chaussee et l'etage. Je me proposes, fais un croquis, et on me confies le projet.

 

Mon role ici se pose. cuisinier et artiste peintre. j'alternes entre une journee de peinture et une soiree aux fourneaux, et je ne vois pas les heures passees. des le mardi j'ai attaque la peinture. de la premiere marche jusqu'au plafond, il y a environ 5,5 metres de haut. j'estimes la surface totale a presque 30m2, ce sera ma plus grande oeuvre. je visualises le projet, me fonds dedans. je finirai par y passer jour et nuit, pour le finir le 21 juillet par quelques details dissimules.

 

en deux semaines dans la "crazy house" de Arnt, j'aurai rencontre beaucoup de monde. j'ai decouvert comment les choses se passent ici, et je me suis fait a cette vie. deux americains, deux francais, une letonne, une suedoise, un slovaque, un serbe, un japonais, un estonien, et un suisse.en plus d'Alain, Arnt et Ole, son jeune frere. Ca en fait du monde! maintenant, mon sejour ici touche a sa fin. j'ai prevu de reprendre la route demain matin, tres tot, en direction de Trondheim. a partir de maintenant, chaque kilometre me rapprochera un peu plus de la france. J'ai besoin de rentrer, mais pas tout de suite. je n'ai pas calle de date de retour, et comptes bien suivre ce principe jusqu'au bout et profiter de la moindre opportunite que je pourrai saisir. Alain m'a propose de rester plus longtemps, il me dit que j'ai encore du travail ici, et qu'une fois qu'il repartira, il faudra quelqu'un pour se charger de tous ces petits travaux dans la maison. Ce n'est pas mes plans, mais je me debrouillerais pour venir 3 semaines ici en fevrier ou mars, decouvrir un peu l'hiver polaire, et aider une nouvelle fois a rendre cette maison un peu plus differente, un peu plus agreable.

 

maintenant, je me prepares a repartir vers de nouvelles aventures sur la route, et je pense ne plus rester 3 semaines sans poster sur le blog, meme si ce n'est pas pour autant que je le ferai tous les jours. une fois que je repartirai, je serais sur la route, ou dans des grandes villes tres actives et accompagne, j'aurais donc peu de temps a consacrer a l'internet.

 

 

je n'oublierai pas pour autant mes lecteurs, ne vous en faites pas!

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 20:01

Aprés une journée de repos, je prepare le trajet jusqu'au Cap Nord.

 

After one day chilling out and sleeping, i'm preparing the road for the next goal: sarnes, near of North Cap.

 

 

shortest way / trajet au plus court:

 

 

may have changes on the road

changements possibles en cours de route

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 17:09

 

2920 km, 22 chauffeurs, 5 pays. une bonne moyenne! ce qu'il s'est passé en une semaine, c'est ici!

 

// en prévision des remarques, je suis sur un clavier étranger, je n'ai pas accés à tous les caractères français facilement, et des fautes de frappe sont à prevoir!

 

  // en cours de correction //

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Jour 1. Avranches- Sens / 26 Juin

 

  Un dernier au revoir et je prends la route. Lieu habituel, sac rempli, pret pour la première partie du trajet : rejoindre Vilnius, en Lithuanie. J'espère y être et repartir assez vite pour rejoindre Talinn, en Estonie, le 4 juillet. Le départ se fait normalement, puis Rennes me joue des tours. Aprés deux heures d'attente je finis par trouver un lift qui me dépose sur une aire d'autoroute un peu avant Laval. On voit que la saison d'été commence,  il y a beaucoup de touristes et de voitures chargées a bloc. On me propose ensuite un lift pour Tours, Ca me fait un léger détour, mais ca me rapproche énormement. Malheureusement, la première voiture à s'arrêter là-bas... est une voiture de gendarmerie! Justifications bidons. Ils ont été appellé par un automobilistes qui leur a signalé un piéton dangereux... sur une bretelle limitée a 50km/h avec 100 mêtres de visibilité et beaucoup de place pour se ranger, et pour moi pour être en sécurité...ils me demandent de bouger, je n'ai pas le choix. Ils menacent de me mêttre une amende... et me disent d'aller en contrebas, dans un virage sans visibilité ni place pour me mêttre en sécurité, ni place pour que les voitures ne se garent... par contre le mec qui les a apellé, était il sorti de l'autoroute, garé, moteur coupé, comme le veut la loi??? J'en doute, et lui n'a pas été inquieté... la connerie francaise dans toute sa splendeur ! J'acceptes la première voiture qui se présente sans reflechir, je n'ai pas le choix, je risque de me retrouver bloqué ici. On me dépose à un péage d'entrée d'autoroute, mais personne ne va dans ma direction. Je décide donc de prendre la nationale pour les derniers km qui me separent de Julien, qui m'attends avec le bus, dans un petit village entre Blois et Orleans. Finalement, deux voitures suffiront à me faire rejoindre ma destination pour cette première journée. Surpris par mon objectif, les conducteurs font des détours pour m'avancer un peu plus et me déposer a un endroit stratégique! Je rejoins Julien chez sa soeur, un bon repas chaud, et on prends la route, tranquillement, en direction de Strasbourg.

 

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Jour 2 Sens-Strasbourg /27 Juin

 

Aprés une journée en stop, une journée en bus amenagé ! On avance tranquillement, comme prévu. Détente, on fait une pause dans une petite ville a 50 km de Troyes. 1 heure pour trouver du pain ! Tout est fermé le mercredi ! On arrive finalement à Strasbourg, puis, aprés avoir remis de l'éssence dans le bus, on se pose sur le bord d'un étang avec plage amménagée. Soirée hippie, on joue du kazoo en vidant quelques verres, on profite du croassement des grenouilles. demain, je reste sur Strasbourg, avant de prendre la route pour Prague. 

 

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Jour 3 Strasbourg / 28 Juin

 

Repos, squat soirée improvisée, lavages de fringues... et les vieux fantomes du passé qui se décident à faire un tour dans mon esprit. Ca fait du bien de revoir les alsaciens .julien repart dans l'autre sens, chacun vers de nouvelles aventures!!

 

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Jour 4 Strasbourg-Prague /29 juin

 

Je me reveilles a 14h30. Les vetements viennent de finir de secher, je suis seul chez Sophie, la pote qui m'hébergeait pour la nuit. Je range mes quelques affaires éparpillées dans le sac, prends une bonne douche, et range un peu les restes de la soirée. 4ème jour de route. Comme l'an dernier,  j'ai un coup dur au moral, mais pour des raisons différentes. Parfois, prendre le passé dans la face peut être assez violent. Je rassemble les traces de motivation et résiste à la solution de facilité. On m'a proposé de rester quelques jours pour une grosse soirée. J'en ai envie, mais je sais que ca signifierai aussi devoir prendre encore plus sur moi pour réussir a repartir, et j'ai peur de ne pas en avoir la force. Je dois oublier mon passé avant de revenir. Je prends mon sac, la porte se ferme et se verouille toute seule. Ca y est, c'est reparti. Quelques stations en bus, puis je traverse le Rhin à pieds. Juste un pont, et je suis en allemagne. La chaleur est difficilement soutenable pour moi, surtout avec un paquetage prévu pour deux mois. Je trouves une place pour me poser, puis un couple revenant des courses me propose de m'avancer jusqu'a la première aire d'autoroute, en direction de Mannheim. Parfait. on traverse quelques villages typiques de la région, et je commence à prendre conscience que ça y est,  j'ai plus de 10 000 km à parcourir, et 5 nouveaux pays à traverser, en plus des 8 autres que j'ai deja pu visiter. Je me fais déposer sur l'aire. En passant entre les camions, j'ai mon coup de chance de la journée, et pas un petit: Un routier qui va à Prague!

 

Michal ne parle pas français et à peine anglais. Trés dur de communiquer ! Je prend conscience que les prochains jours risquent d'être tres longs ! J'ai une sensation étrange depuis que j'ai quitté Strabourg. Un manque. J'espère la voir disparaitre rapidement. On doit arriver à Prague trés tot le matin, je ne sais pas comment m'organiser. Visiter la ville toute la journée, tracer ma route ? Au final, je me promène deux heures dans le centre ville, puis je repars.

 

Je ne sais pas ce que je vais découvrir dans les prochains jours. Chaque kilomêtre parcouru est un pas de plus dans l'inconnu. C'est à la fois grisant, excitant, et éffrayant. J'ai hate de retrouver quelques visages connus, et de me détendre sur le bord des mers norvegiennes. C'est vraiment le bordel dans ma tête pour l'instant, cette soirée m'aura vraiment perturbé. Enfin, je suis sûr que ça finira par passer, et par être bénéfique, même si ça laissera quelques marques. Le fait que j"ai pu prendre la route est déjà une bonne chose. Maintenant je dois apprendre un peu plus de cette expérience et profiter de mon moral bas pour renforcer un peu la connaissance que j'ai de moi même. On apprend toujours plus dans ces moments la.

 

 

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Jour 5 Prague-freelab freevillage pologne /30 juin

 

  Arrivé à Prague à 4h du matin, je prend le premier métro pour me poser dans le centre ville. En y arrivant je vois les sorties de boite. beaucoup de français sont dans les rues ! Je decide de ne pas m'attarder et aprés avoir fait un break de 2h, je repars en direction de l'Est. Ce n'est pas si évident de partir de cette ville. je me pose où je peu, puis je finis par trouver un routier. On roule environ 1h30, et n'ayant toujours pas vraiment dormi depuis mon départ de Strasbourg, je somnole . Puis une série de petits lifts m'amène à Wroclaw, en Pologne, vers 14h. La chaleur y est étouffante. 28 degrés à l'ombre, 38 au soleil.

 

Et je suis à cours d'eau, sans possibilité de m'abriter. Un homme s'arrête, il ne va pas dans la bonne direction, mais m'offre une bouteille d'eau quand je lui demande une gorgée. je me réhydrate !  Une femme s'arrête enfin. Et je découvre surpris que nous avons une troisième personne dans la voiture: un cochon nain tout noir ! première fois que j'en voi un, en tant qu'animal de compagnie , " en vrai" ! Elle me dépose à une station service sur le bord de la route pour Varsovie. Un peu d'ombre, de monde, et un point d'eau trés fraiche en exterieur. Un père de famille me fait une passe. Il m'invite à jouer un peu avec lui et son fils. Aprés une demi heure à jouer au foot sur le parking' on fait une pause. Ils sont espagnoles, et vivent depuis peu en Russie. Ils passent par Vilnius, mais malheureusement, leur voiture est déjà pleine. Je reprends le stop avec un panneau plus grand et plus attrayant. Au bout d'une demi heure, un fourgon s'arrête. On discute un peu, enfin un conducteur qui parle bien anglais ! Il m'explique qu'il travaille au lancement d'une communauté auto suffisante orientée technologie, une sorte de hacker space avec pour vocation de créer des systemes simples et aussi éfficaces que possible pour l'approvisionnement en électricité, eau , et le confort. Ils "squattent" et amménagent, avec l'accord du propriétaire pour lequel ils effectuent des travaux de rénovation, une ancienne ferme allemande du 19eme siècle en ruine. Il me propose de me joindre à eux et à leurs visiteurs pour la soirée. J'accepte, un peu de compagnie, et de nouvelles expériences , tout ce que je cherche. On arrive en plein atelier de décision par le consensus. Un des membres d'une autre communauté est venu leur apprendre comment faire pour avoir un systeme où tout le monde est d'accord avec les décisions prises, à entretenir un débat utile et structuré. Ils m'invitent à me joindre à eux. Ne parlant pas polonais, Peter fait la traduction. Le sujet du débat: "comment la communauté doit elle répartir le pouvoir de decision". Ils cherchent à savoir qui peut participer aux debats ( visiteurs de passage, ou membre sur le long terme), et sous quelles conditions. Comment prévenir d'éventuels débordements tout en gardant un minimum de règles, le moins contraignantes possibles?

 

Débattre m'aide à me recentrer. La chasse aux moustiques me fait penser à autre chose. Attirés par la transpiration due a cette chaleur caniculaire, ils ne reculent devant rien. Même devant le super anti moustique que je m'étais trouve.... j'espère au'il sera plus éfficace en Finlande, avec une chaleur moindre, si ce n'est pas le cas, j'aurais perdu de l'argent pour rien, et je me retrouverai face à une situation très difficile. On fini par manger un morceaux à la lueur d'une bougie, afin de limiter l'utilisation des batteries chargées grâce à un grand panneau solaire, puis, tant bien que mal, je finis par monter le tarp. j'ai du mal à m'endormir. il fait trop chaud, même à 23h passées.

 

 

 

http://freelabeng.wordpress.com/

 

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Jour 6 freelab - frontiere lithuanienne /1er juillet

 

  Je me lève encore avec cette boule au ventre. Mais, pour sûr, je sais que je dois suivre ma route. aprés avoir refait mon paquetage, je participe au travail de la communauté. Puis je fais un tour au bord de l'étang accompagné par "Killer boy", un autre visiteur, invité parceque fréquentant un canal IRC anarchiste, et intéréssé par les principes de ce groupe. On remarque un radeau, on embarque sans trop s'éloigner du bord. Même si ce n'est pas trés grand, il n'y a pas de pagaie, on avance grâce à une longue branche que l'on appuie sur le fond. L'embarcation est stable, mais le mouvement est special. De temps en temps, l'eau vient mouiller nos semelles.On discute de tout et de rien, on échange quelques idees.

 

Malgrés une ambiance vraiment trés agréable, je suis de plus en plus pressé de rejoindre le cap nord, et la maison du bonheur de Arnt. Je verrai l'evolution de la communauté grâce à internet, nous restons en contact. Il recommence à faire trés chaud, on reprend un debat organisé , en continuation avec le sujet d'hier,  mais à l'ombre d'un arbre. Tout à l'heure, une partie des visiteurs partent en direction de Varsovie, j'ai une place dans leur voiture. il y a presque 5h de route ca me fera gagner un temps precieux. j'aimerai être à Vilnius demain soir.

 

Minuit


J'ai donc suivi le petit groupe de polonais jusqu'a Varsovie en smart coupée. On a roulé 5 heures. Je decouvre sur la route que les prix dans les restaurants sont identiques aux prix francais, pour un bon morceau de viande avec garniture en dose routier , sauce, et un peu de salade dans un bol sur le côté, on voit bien marqué 10.... mais c'est des zlottys! 3 à 4 fois moins cher qu'en france, en fait ! On arrive finalement à Varsovie aux alentours de 19h30. On me depose sur le bord de l'axe en direction d'Augustow, à environ 50 km de la frontière lithuanienne. La route est certe limitée en vitesse et en ville, mais à 3 voies, plus les voies d'insertion. j'avance à la recherche d'un bon spot. A un arret de bus, je trouve enfin quelqu'un parlant anglais. il m'explique que la route reste comme ça pendant 20 km, il descend justement à une station de bus juste a coté, et m'offre le ticket. Je n'ai que des euros sur moi, et le ticket, à 2,6 Zlottys, soit moins d'un euro, provoque un refus systematique de transaction, alors qu'il reste pres de 10 euros sur le compte en banque.

 

Arrivé à un meilleur spot, je comprends que ce sera plus compliqué que je ne le pensais. ce soir, c'est la finale de la coupe de l'UEFA qui se deroule ici ! tout le monde va vers Varsovie, c'est l'embouteillage tout le long de la route, mais trés peu de trafic sortant...au bout de 45 minutes, je trouve un petit lift. Malheureusement, la nationale se transforme en 4 voies un peu avant là où je me fais déposer, et il n'y a aucun endroit interéssant ou aller. Je marche donc dans l'autre sens, sur un trottoir derrière les barrières de securité. La route à beau etre limitée à 70 km/h, les polonais, peu friands de limitation de vitesse, filent à toute allure. Ce sera dur de trouver. Des nuages approchent. Aprés une journee à plus de 33 degrés à l'ombre, et 47 au soleil, la soirée s'annonce mal dans le coin ! La course commence : trouver un lift, ou prendre un orage. Finalement, je trouve une voiture pour une vingtaine de kilometres à un feu rouge, j'évite la douche froide pour moi et mon paquetage, même si une bonne douche me ferait le plus grand bien : je n'ai pas pu en prendre une depuis Strasbourg ! Je me suis rapidement lavé avant mon départ de la ferme, mais ce n'est pas suffisant. J'arrive à une station service, mais tout le monde se dirige vers Varsovie, à nouveau. L'heure tourne et la nuit est déjà bien sombre. On m'indique une seconde station à 100 metres, mais celle ci est en train de fermer. La caissière parle un peu anglais, je lui explique mon trajet, et elle accepte de m'avancer de 3 kilometres, jusqu'à une troisième station, à un rond point, mais malheureusement orientée dans la mauvaise direction ! Je ne me demonte pas, et avance vers la route. Il est 22h30, les camions ont repris leur circulation, je fais du stop sur le bord de la route. Et le premier s'arrete ! Il doit faire sa coupure et dormir a la frontière lithuanienne ! La route est longue, jai du mal à rester éveillé. A mi chemin, la pose règlementaire de 45 minutes est le moment ideal pour se reveiller. sandwich, un café pas trop serré. On arrive finalement à la frontiere, où je me servirai d'un abribus pour me reposer quelques heures.

 

 

 

 

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Jour 7 frontière- Vilnius / 2 juillet

 

J'ai eu du mal à trouver le sommeil, et mes rêves ont été très étranges et animés. Cependant, je n'ai plus cette boule au ventre. Juste une légère sensation bizzare, mais vu les reves que j'ai fait, cela ne m'étonne pas ! Je suis à quelques kilometres de la frontière, dans une des dernières stations polonaises. Au final je n'ai pas de mal à trouver un lift pour les 100 prochains km. et je ne serai plus qu'à 100 kilometres de ma seconde étape: Strasbourg ! ce soir je dormirai dans un lit confortable, et je serai propre et rassasié ! Enfin!

 

Une fois arrivé à Vilnius mon troisième lift de la journee me depose àune cinquantaine de mètres de  chez Simona et Alina, un couple que l'on avait hebergé à Avranches en 2009, tandis qu'ils traversaient l'europe à velo. Alina est partie chez ses parents pour la durée de mon court sejour, pour assurer le confort de leur petite fille de 9 mois, et m'eviter des reveils en plein milieu de la nuit. j'esperes que l'on pourra se retrouver tous ensembles dans quelques années!

 

Je depose le sac, et prend une bonne douche. Aprés avoir avalé un petit repas trés agréable aprés tant de route et de repas froids, Simona me prette son velo, et nous partons dans le centre ville. Lui se rends a son bureau, moi pour visiter. J'ère quelques heures dans la ville puis bois un verre à la terrasse d'un café. J'écris dans mon journal de bord, peu, mais intense. Les idées me viennent. Je vais continuer sur cette voie. Je commence à comprendre le but réel de ce voyage, celui que je sentais sans pouvoir l'identifier, mais j'en parlerai une autre fois, quand ma compréhension aura avancée.

 

Un bon break, puis le repas de ce soir, et une bonne nuit de repos.Enfin. Demain, peut-être, aprés demain au plus tard, je serais prêt pour reprendre la route!

 

 

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Semaine 1- Le trajet!

 

 

 

 

http://maps.google.com/maps?saddr=Unknown+road&daddr=48.1267,-1.71435+to:47.38398,0.71037+to:47.5442699,0.9811951+to:47.42003,0.98498+to:47.48297,1.17181+to:47.71862,1.53774+to:47.89879,2.28172+to:48.18059,3.3416+to:48.25851,3.73157+to:48.55022,4.14447+to:48.74026,4.3885+to:48.65303,7.58+to:48.56626,7.8494+to:49.28608,12.80523+to:50.07553,14.42742+to:Unknown+road+to:51.90982,18.10839+to:Aleja+Prymasa+Tysi%C4%85clecia+to:52.66411,21.08168+to:54.93603,23.91992+to:Gele%C5%BEinio+Vilko+gatv%C4%97&hl=en&ie=UTF8&ll=49.382373,15.732422&spn=32.088452,56.513672&sll=54.239551,24.488525&sspn=3.58926,7.064209&geocode=Fez35gId1iXr_w%3BFexa3gIdUtfl_ynPPsyZpOAOSDGOiw-HP3TWzw%3BFawF0wId4tYKACkv8M-SONT8RzExJB9k_N4Ncw%3BFc131QIdy_gOACkfLD01FDbjRzF0HpLRS1cifA%3BFX6S0wIdlAcPACmL7ra6YbX8RzHqr8yeMJAOQw%3BFVqI1AIdYuERACnvsnYYh1LjRzGPY8RBxtUzRg%3BFdwg2AIdzHYXACl72SB3A73kRzHFhsKIBVzpFQ%3BFabg2gId-NAiAClP4vMY_RHlRzEwH8Ht1sgNEw%3BFW4t3wIdIP0yAClfL3Wp0ATvRzHhqaXDNM4JEw%3BFc5d4AIdcvA4ACknibWttO7uRzEBYSOouV8KEw%3BFUzR5AIdVj0_AClBsQZVt67uRzHhh9epuV8KEw%3BFaS35wIdlPZCACnLUA9BkvvrRzEy4CPPa9k7Bw%3BFeZi5gIdYKlzACn_jpWh9bqWRzEz0doTaS2xmQ%3BFfQP5QIduMV3AClvc7a6_M6WRzHEXdSHOfjYTw%3BFcAL8AIdbmTDACnhutDenlJ1RzG4pOTbMzg8Tw%3BFYoX_AIdHCXcACkn4pyFjJQLRzEh8gg-D68AEw%3BFfUADAMdyLkTAQ%3BFbwUGAMd5k8UASkTal11LdcaRzGEbI8C6RDMog%3BFeRLHQMdrsA_AQ%3BFS6XIwMdUK5BASm3TaBmpJMeRzFd2TaXYqF_1Q%3BFd5BRgMdMP1sASl1o4Ur0BjnRjEBVjMujNEAEw%3BFdywQgMd7n-BAQ&mra=dpe&mrsp=20&sz=7&via=1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,17,19,20&t=m&z=4

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 00:45

Voila. le sac est prêt. une petite course a faire demain pour avoir de quoi manger, et un passage a la banque, préparer une solution en cas de pépin, et je prends la route.

 

Ca fait maintenant 11 mois que j'attends de reprendre la route en direction du grand nord. l'excitation est a son comble. j'ai modifié mon itinéraire prévu a la dernière minute pour découvrir de nouvelles contrées. je vais a nouveau me lancer dans l'inconnu. J'ai hésité un peu, mais au final, je sens que c'est par là qu'il faut que je passe. Je verrai ou la route me porte.

 

au global, le trajet fait 11500 km. suivant comment ça se passera, il atteindra peut etre les 12500, voir 13000. bien évidemment, le blog sera mis a jour a chaque fois que j'aurais un PC sous la main, et, grace au smartphone, je pourrai écrire un article rapide quand j'aurais un point d'accès wifi gratuit sur la route. comme l'an dernier, un lien apparaitra sur ma page facebook à chaque nouvel article, vous n'etes donc pas obligés de venir chaque jour sur le blog pour voir l'évolution. cependant, vous pouvez toujours le faire, ou l'ajouter en page d'accueil, si vous aimez vraiment suivre mes péripéties! avec un peu de chance, on battra le record de l'an dernier, et on fera plus de 100 visites en une journée!

 

Avant de prendre la route, je souhaite vous dire a tous qui me suivez que je pense a vous. famille, amis, travelers, connaissances, ou à vous que j'ai croisé au détour d'une route, mais tout particulièrement a ma famille et mes amis. je sais que certains s'inquièteront à un moment ou a un autre. Ne vous en faites pas, la route amene toujours là ou on doit aller. Quoi qu'il se passe, c'est qu'il y a une raison.  et c'est une nouvelle expérience que je vais vivre. comme je le disait après avoir passé les 100 000 km, je pars en quête de la connaissance. Je pars en quête de la vérité. je reviendrais encore changé, je reviendrai plus fort. je reviendrais plus riche, grâce aux leçons de vie que j'aurai eu sur la route.

 

N'oubliez pas que le plus grand des bonheurs est bien souvent le plus simple. un peu d'air pur, d'eau fraiche, et un sourire, peuvent changer la vie bien plus que toutes nos possessions.  pensez a moi, alongez vous dans l'herbe ou sur le sable d'une plage déserte, le regard perdu dans le ciel, regardez les nuages ou fixez un grand ciel étoilé. respirez a fond. et dites vous que c'est ça, la vie.

 

a bientôt!

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:01

trajet 2012, sujet a modifications au fur et a mesure de l'avancée.

2012 road trip, subject to modifications on the way.

 

https://maps.google.fr/maps?saddr=N175&daddr=48.10759,-1.71757+to:47.91645,0.8295+to:47.72526,1.49703+to:48.57185,7.74995+to:50.09742,14.40601+to:54.63379,23.43758+to:J%C3%B5e+to:Route+inconnue+to:Prinsens+Gate+to:Bj%C3%B8rvikatunnelen+to:Vesterbrogade+to:Rhijnspoorplein%2FWibautstraat%2Fs112+to:Av.+de+la+Reine%2FN277+to:48.7764,2.43426+to:Route+inconnue+to:N165+to:N165+to:Grande+Rue%2FD911&hl=fr&ie=UTF8&sll=48.522972,7.543488&sspn=0.743103,1.234589&geocode=Ffjs5QIdxlPr_w%3BFUYQ3gIdvsrl_yk9AIfSiuAOSDGRK1EfzaUMEw%3BFaIl2wIdPKgMACn5ZBP0rBrjRzHQFQ4118gNEw%3BFcw62AIdxtcWACmNtxBQ2qLkRzFvUbl1De8z7Q%3BFcol5QIdPkF2ACmFCqPZrsmWRzEuiejvulgZhg%3BFQxt_AIdetHbACkLFqiWIJULRzERnxg-D68AEw%3BFT6lQQMdDKFlASkdjzRVSdXmRjGh6AkvjNEAEw%3BFbzxigMdhuB5AQ%3BFVD5OgQdyZeJAQ%3BFdvnxwMdyJCeAA%3BFSgQkgMdniakAA%3BFcJ1UQMddla_AA%3BFZ70HgMdGuZKAA%3BFUQzCAMdSpFCAA%3BFdBE6AId1CQlACnbPWodWXPmRzGWi2dB7zcvew%3BFUjUmgIdMq9uAA%3BFdA12QId6CbO_w%3BFTRk4gIdRtW8_w%3BFfzd5gId_H7p_w&t=h&mra=dvme&mrsp=4&sz=10&via=1,2,3,4,5,6,14&z=4

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:54

Things are now sure, i start my new travel the 22th or 23th of june, another time straigth to north cap! i've started to prepare my travel, and i have to buy some stuff before, but it's near to be complete!

 

maintenant, c'est sur, je commence mon prochain voyage le 22 ou 23 juin. a nouveau en direction du cap nord! j'ai bientot fini les préparatifs, encore un peu de matos a acheter, et je serais prêt!

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:04

//this article will be translated as soon as possible.

 

100 000 kilomètres. deux fois et demi le tour du globe a l'équateur, presque 1/3 de la distance terre lune.

 

Hier soir, j'étais perdu dans mes pensées.  depuis 2003, j'ai économisé plus de 7000 euros de carburant, 120 mois d'assurance, 12 vidanges, 2 jeux de pneus, les petites pieces a remplacer aussi,  plus de 1000 euros de péage, des centaines de places de parking payantes, les pannes, etc...

 

Depuis 2003, j'ai pu monter dans environ 2000 véhicules différents, de la deux-chevaux, ami6, 4L , aux jaguar x-type, r-type, aston martin db9, des camions, mais aussi des scooters, pour des bouts de trajet allant de 500m a 650 km, traversé 8 pays différents au cours de voyages allant de quelques heures à un mois. Dépassé le cercle polaire arctique, rencontré des personnes venant d'environ 40 pays différents, et eu la chance d'échapper a un attentat.

 

Après tant de temps passé sur les routes, l'asphalte est plus qu'une bande grise, construite par l'homme, sur laquelle on roule. L'asphalte devient un mode de vie. j'y vois maintenant un moteur de rencontres, l'injection des différentes cultures par intraveineuse, l'échange et le partage. Après tant de temps passé sur les routes, l'asphalte n'est plus un amas noir de roches modifiées et sans vie, c'est le mouvement perpetuel, un endroit ou la vie passe à toute vitesse ou se dévoile le soir sur le bas côté. Une sorte de fil rouge que les humains se passent depuis des dizaines d'années. presque une entité qui s'étendrait un peu plus chaque jour dans le monde, telles les racines du voyage, malheureusement souvent au détriment de la nature.

 

Depuis tout ce temps, le monde a changé, et le monde m'a changé. j'ai appris que le respect de l'autre et de l'environnement sont plus qu'importants, que les bonheurs les plus intenses sont les plus simples. J'ai appris que s'allonger dans l'herbe n'a pas de prix, et que ça ne doit pas en avoir, que l'air pur ne se trouve quasiment plus en france, que la nature est ravagée dans nos pays industrialisés, et plus que de l'apprendre, j'en ai vu les conséquences. J'ai pu boire l'eau d'un torrent sans craindre d'en tomber malade, voir des pêches miraculeuses avec un matériel sommaire, avaler des dizaines de kilomètres sans voir le moindre humain, ni de maison, voir meme traverser plus de 100 kilomètres sans croiser de village.

 

L'autostop est bien plus qu'un moyen de locomotion, c'est un mode de vie pour beaucoup de backpackers dans le monde. Il ouvre la porte a des voyages uniques, a des rencontres incroyables, et a des moments merveilleux. C'est comme si vous vous transformiez, le temps de parcourir quelques kilomètres, en un aimant à chance surpuissant. En autostop, vous attirez les personnes de bonne humeur et les belles rencontres. Et en offrant aux autres, le temps d'un trajet, votre compagnie , vous leur amenez en meme temps votre bonne humeur, et votre ouverture d'esprit.

 

Bien sûr, l'autostop ne changera pas le monde, et malheureusement, le monde lui, change l'autostop. En fonction des pays, en fonction des routes, les lifts sont différents, et il faut sans cesse s'adapter à des situations différentes. On peut s'improviser pouceux pour quelques kilomètres, mais un long voyage demande de la préparation, de l'endurance, et un moral a toute épreuve.

 

Je me souviens de ces heures passées à attendre en plein soleil ou sous une pluie battante. aux kilomètres que j'ai parfois du faire sous la grêle ou dans la neige pour rejoindre le bon spot. je me souviens de ces moments où je me suis posé de nombreuses questions. Bordel, qu'est-ce que je fous ici. ou est-ce que je suis. Pourquoi est-ce que je fais ça? est-ce que je dois faire demi tour et tout laisser tomber? Est-ce que je dois continuer? Et si je continues, comment faire pour repartir d'ici?

A bien des moments, j'ai vu mon moral chûter. Et je me suis souvent demandé si j'avais fait le bon choix. Chaque fois que je prends la route, je me demandes ou en est ma vie, et je me remets en question. et il y a des fois où toutes ces remises en question sont plus que douloureuses. C'est souvent grâce a de petites choses que j'ai trouvé la force de continuer.

 

Maintenant, les choses ont changé. je me poses toujours ces questions, mais mon moral, lui ne baisse plus comme avant. Il y a certes des moments ou l'attente se fait très longue, mais grâce a mon voyage scandinave il y a maintenant presque un an, j'ai appris que toute difficulté amène son moment de joie. J'ai appris que les choses s'équilibrent. La vie est faire ainsi. Je me souviens de cette aire d'autoroute allemande ou je m'étais fait déposer, à côté de Hamburg, et où j'avais eu envie de faire demi tour. et puis je me suis rapellé que mon départ avait été source d'inquiétudes pour mon entourage. la route à faire était longue, et ils avaient peur qu'il ne m'arrive quelque chose de mal. je me suis souvenu des petites attention de certains amis avant mon départ, des encouragements, et je me suis dit que même si j'avais l'impression de ne pas être à ma place dans ce lieu inconnu, ce n'était qu'une impression. J'étais au contraire là ou il fallait, au moment ou il fallait y être. J'étais, bien plus qu'à ma place, au point de non retour. Au point où faire marche arrière m'aurait causé bien plus de tracas que de continuer, à l'endroit précis ou j'aurais cette illumination. à l'endroit ou , plus que comprendre, j'ai accepté le fait que sur la route, tout à une raison. Il suffit de le comprendre, et de savoir saisir l'instant propice pour que tout se dévoile. et l'on apprends, non pas a lire dans le futur, dans le passé, ou tout autre raison métaphysique sans réelle existence, mais à lire en soi.

 

Avec tous ces moments durs et ces joies, j'ai aussi discuté avec des personnes de tous horizons, hommes et femmes, jeunes et vieux, tous m'ont ouvert la porte de leur voiture pour m'aider à avancer. Quel que soit leur âge, sexe, "classe sociale", métier, nationalité, ils m'ont tous appris quelque chose. Ils ont été, vous avec été, mes professeurs, mes amis éphémères, mes confidents, autant que j'ai pu l'être avec vous, avec eux. Pas des professeurs comme dans une école, un collège, un lycée, où une fac. Pas pour des cours où l'ont t'apprends à compter l'argent, obéir a des regles faites pour pallier a un problême qui ne devrait pas exister. Pas des cours ou l'on te ment sur l'histoire de ton peuple, sur l'histoire de l'humanité, ni des cours où l'on t'apprends à donner une signification approximative et probablement érronnée à l'oeuvre d'un autre, sans lui avoir demandé avant quel était vraiment le message transmit.

 

Ce qu'ils mont enseigné, ce que vous m'avez enseigné, vaut bien plus que tout cela, car c'est la vie que j'ai pu apprendre au fil du temps. Pas forcément celle que la société voudrait. Pas celle de ceux qui ferment les yeux. C'est celle de ceux qui ont décidé de dire MERDE aux rêgles inutiles, et qui, pour moi, voient le monde comme ils devrait être autant que comme il est, au lieu de simplement le voir comme il est et laisser le temps filer.

 

100 000 km, c'est à la fois peu et beaucoup. c'est environ 1200 heures passées dans des voitures avec de parfaits inconnus, et environ 1000 heures passées à "attendre" sur le bord des routes. Des moments d'attente où, finalement, on réfléchi, et ou seul, on assimile , rassemble, fusionne les idées de toutes ces personnes, et où ces idées se fondent en nous, autostoppeurs, et forment un état d'esprit ouvert aux autres, ouvert au monde.

 

Aujourd'hui, je ne connais que trop peut de personnes qui ont pu, comme moi, apprendre ce que les gens veulent vraiment. et même si je n'ai pas l'orgueil de dire que je détiens la vérité, car personne ne la détient, j'ai la fierté de savoir que ma voie m'a permis de m'en approcher. Car je n'ai pas l'avis d'une petite poignée de personnes proches, j'ai l'avis que des milliers de personnes avec qui j'ai pu parler, converser, débattre, m'ont aidé a créer. Car je me suis ouvert aux autres autant qu'ils se sont ouverts a moi.

 

 

 

 

 

 

Car l'autostop, c'est ma force, ma passion, ma vie.

 

 

 

 

 

Hier , j'ai passé un cap purement psychologique, celui des 100 000 kilomètres parcourus à la bonne grâce de mon pouce droit.

 

Aujourd'hui, je me lance un nouveau challenge.

 

Demain j'aurais un nouveau cap à franchir, un nouveau but à atteindre, un rêve de plus a réaliser. un rêve fait pour l'être.

 

 

 

 

Avant mes 31 ans, je ferai le tour du monde, sans dépenser le moindre centime en transport.

Car, plus que l'avis des gens d'un pays. plus que les connaissance de 10 pays, c'est grâce à cela que je pourrais m'approcher un peu plus de la vérité, de la connaissance, et que hors de toute limite, j'irai encore plus loin dans la compréhension de notre monde

 

Je remercie encore ma famille, particulièrement ma mère qui me soutiens quand je suis loin, et mon père, qui malgré nos différents, m'a transmit ma curiosité et mon tempérament. Je remercie mes amis, quels qu'ils soient, car ils m'apportent la force et la connerie nécessaire pour suivre ce genre de voie sans devenir fou.

 

Et je remercie toutes ces personnes qui m'ont aidé a atteindre ce cap, autant que ceux qui m'aideront a continuer a vivre ma passion. toutes ces personnes qui, même si j'ai pour la plupart oublié leur visage, leur voix, m'ont transmit un peu de leurs connaissances.

 

Merci a vous et à bientôt sur les routes du monde.

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  • : L'autostop. Pour certains marginal, pour d'autres véritable art de vie. A travers les rencontres, c'est l'humanité qui s'offre à nos yeux. Ce blog vous permettra de découvrir ce que je découvres, au jour le jour. bienvenue sur les routes!
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