Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:04

//this article will be translated as soon as possible.

 

100 000 kilomètres. deux fois et demi le tour du globe a l'équateur, presque 1/3 de la distance terre lune.

 

Hier soir, j'étais perdu dans mes pensées.  depuis 2003, j'ai économisé plus de 7000 euros de carburant, 120 mois d'assurance, 12 vidanges, 2 jeux de pneus, les petites pieces a remplacer aussi,  plus de 1000 euros de péage, des centaines de places de parking payantes, les pannes, etc...

 

Depuis 2003, j'ai pu monter dans environ 2000 véhicules différents, de la deux-chevaux, ami6, 4L , aux jaguar x-type, r-type, aston martin db9, des camions, mais aussi des scooters, pour des bouts de trajet allant de 500m a 650 km, traversé 8 pays différents au cours de voyages allant de quelques heures à un mois. Dépassé le cercle polaire arctique, rencontré des personnes venant d'environ 40 pays différents, et eu la chance d'échapper a un attentat.

 

Après tant de temps passé sur les routes, l'asphalte est plus qu'une bande grise, construite par l'homme, sur laquelle on roule. L'asphalte devient un mode de vie. j'y vois maintenant un moteur de rencontres, l'injection des différentes cultures par intraveineuse, l'échange et le partage. Après tant de temps passé sur les routes, l'asphalte n'est plus un amas noir de roches modifiées et sans vie, c'est le mouvement perpetuel, un endroit ou la vie passe à toute vitesse ou se dévoile le soir sur le bas côté. Une sorte de fil rouge que les humains se passent depuis des dizaines d'années. presque une entité qui s'étendrait un peu plus chaque jour dans le monde, telles les racines du voyage, malheureusement souvent au détriment de la nature.

 

Depuis tout ce temps, le monde a changé, et le monde m'a changé. j'ai appris que le respect de l'autre et de l'environnement sont plus qu'importants, que les bonheurs les plus intenses sont les plus simples. J'ai appris que s'allonger dans l'herbe n'a pas de prix, et que ça ne doit pas en avoir, que l'air pur ne se trouve quasiment plus en france, que la nature est ravagée dans nos pays industrialisés, et plus que de l'apprendre, j'en ai vu les conséquences. J'ai pu boire l'eau d'un torrent sans craindre d'en tomber malade, voir des pêches miraculeuses avec un matériel sommaire, avaler des dizaines de kilomètres sans voir le moindre humain, ni de maison, voir meme traverser plus de 100 kilomètres sans croiser de village.

 

L'autostop est bien plus qu'un moyen de locomotion, c'est un mode de vie pour beaucoup de backpackers dans le monde. Il ouvre la porte a des voyages uniques, a des rencontres incroyables, et a des moments merveilleux. C'est comme si vous vous transformiez, le temps de parcourir quelques kilomètres, en un aimant à chance surpuissant. En autostop, vous attirez les personnes de bonne humeur et les belles rencontres. Et en offrant aux autres, le temps d'un trajet, votre compagnie , vous leur amenez en meme temps votre bonne humeur, et votre ouverture d'esprit.

 

Bien sûr, l'autostop ne changera pas le monde, et malheureusement, le monde lui, change l'autostop. En fonction des pays, en fonction des routes, les lifts sont différents, et il faut sans cesse s'adapter à des situations différentes. On peut s'improviser pouceux pour quelques kilomètres, mais un long voyage demande de la préparation, de l'endurance, et un moral a toute épreuve.

 

Je me souviens de ces heures passées à attendre en plein soleil ou sous une pluie battante. aux kilomètres que j'ai parfois du faire sous la grêle ou dans la neige pour rejoindre le bon spot. je me souviens de ces moments où je me suis posé de nombreuses questions. Bordel, qu'est-ce que je fous ici. ou est-ce que je suis. Pourquoi est-ce que je fais ça? est-ce que je dois faire demi tour et tout laisser tomber? Est-ce que je dois continuer? Et si je continues, comment faire pour repartir d'ici?

A bien des moments, j'ai vu mon moral chûter. Et je me suis souvent demandé si j'avais fait le bon choix. Chaque fois que je prends la route, je me demandes ou en est ma vie, et je me remets en question. et il y a des fois où toutes ces remises en question sont plus que douloureuses. C'est souvent grâce a de petites choses que j'ai trouvé la force de continuer.

 

Maintenant, les choses ont changé. je me poses toujours ces questions, mais mon moral, lui ne baisse plus comme avant. Il y a certes des moments ou l'attente se fait très longue, mais grâce a mon voyage scandinave il y a maintenant presque un an, j'ai appris que toute difficulté amène son moment de joie. J'ai appris que les choses s'équilibrent. La vie est faire ainsi. Je me souviens de cette aire d'autoroute allemande ou je m'étais fait déposer, à côté de Hamburg, et où j'avais eu envie de faire demi tour. et puis je me suis rapellé que mon départ avait été source d'inquiétudes pour mon entourage. la route à faire était longue, et ils avaient peur qu'il ne m'arrive quelque chose de mal. je me suis souvenu des petites attention de certains amis avant mon départ, des encouragements, et je me suis dit que même si j'avais l'impression de ne pas être à ma place dans ce lieu inconnu, ce n'était qu'une impression. J'étais au contraire là ou il fallait, au moment ou il fallait y être. J'étais, bien plus qu'à ma place, au point de non retour. Au point où faire marche arrière m'aurait causé bien plus de tracas que de continuer, à l'endroit précis ou j'aurais cette illumination. à l'endroit ou , plus que comprendre, j'ai accepté le fait que sur la route, tout à une raison. Il suffit de le comprendre, et de savoir saisir l'instant propice pour que tout se dévoile. et l'on apprends, non pas a lire dans le futur, dans le passé, ou tout autre raison métaphysique sans réelle existence, mais à lire en soi.

 

Avec tous ces moments durs et ces joies, j'ai aussi discuté avec des personnes de tous horizons, hommes et femmes, jeunes et vieux, tous m'ont ouvert la porte de leur voiture pour m'aider à avancer. Quel que soit leur âge, sexe, "classe sociale", métier, nationalité, ils m'ont tous appris quelque chose. Ils ont été, vous avec été, mes professeurs, mes amis éphémères, mes confidents, autant que j'ai pu l'être avec vous, avec eux. Pas des professeurs comme dans une école, un collège, un lycée, où une fac. Pas pour des cours où l'ont t'apprends à compter l'argent, obéir a des regles faites pour pallier a un problême qui ne devrait pas exister. Pas des cours ou l'on te ment sur l'histoire de ton peuple, sur l'histoire de l'humanité, ni des cours où l'on t'apprends à donner une signification approximative et probablement érronnée à l'oeuvre d'un autre, sans lui avoir demandé avant quel était vraiment le message transmit.

 

Ce qu'ils mont enseigné, ce que vous m'avez enseigné, vaut bien plus que tout cela, car c'est la vie que j'ai pu apprendre au fil du temps. Pas forcément celle que la société voudrait. Pas celle de ceux qui ferment les yeux. C'est celle de ceux qui ont décidé de dire MERDE aux rêgles inutiles, et qui, pour moi, voient le monde comme ils devrait être autant que comme il est, au lieu de simplement le voir comme il est et laisser le temps filer.

 

100 000 km, c'est à la fois peu et beaucoup. c'est environ 1200 heures passées dans des voitures avec de parfaits inconnus, et environ 1000 heures passées à "attendre" sur le bord des routes. Des moments d'attente où, finalement, on réfléchi, et ou seul, on assimile , rassemble, fusionne les idées de toutes ces personnes, et où ces idées se fondent en nous, autostoppeurs, et forment un état d'esprit ouvert aux autres, ouvert au monde.

 

Aujourd'hui, je ne connais que trop peut de personnes qui ont pu, comme moi, apprendre ce que les gens veulent vraiment. et même si je n'ai pas l'orgueil de dire que je détiens la vérité, car personne ne la détient, j'ai la fierté de savoir que ma voie m'a permis de m'en approcher. Car je n'ai pas l'avis d'une petite poignée de personnes proches, j'ai l'avis que des milliers de personnes avec qui j'ai pu parler, converser, débattre, m'ont aidé a créer. Car je me suis ouvert aux autres autant qu'ils se sont ouverts a moi.

 

 

 

 

 

 

Car l'autostop, c'est ma force, ma passion, ma vie.

 

 

 

 

 

Hier , j'ai passé un cap purement psychologique, celui des 100 000 kilomètres parcourus à la bonne grâce de mon pouce droit.

 

Aujourd'hui, je me lance un nouveau challenge.

 

Demain j'aurais un nouveau cap à franchir, un nouveau but à atteindre, un rêve de plus a réaliser. un rêve fait pour l'être.

 

 

 

 

Avant mes 31 ans, je ferai le tour du monde, sans dépenser le moindre centime en transport.

Car, plus que l'avis des gens d'un pays. plus que les connaissance de 10 pays, c'est grâce à cela que je pourrais m'approcher un peu plus de la vérité, de la connaissance, et que hors de toute limite, j'irai encore plus loin dans la compréhension de notre monde

 

Je remercie encore ma famille, particulièrement ma mère qui me soutiens quand je suis loin, et mon père, qui malgré nos différents, m'a transmit ma curiosité et mon tempérament. Je remercie mes amis, quels qu'ils soient, car ils m'apportent la force et la connerie nécessaire pour suivre ce genre de voie sans devenir fou.

 

Et je remercie toutes ces personnes qui m'ont aidé a atteindre ce cap, autant que ceux qui m'aideront a continuer a vivre ma passion. toutes ces personnes qui, même si j'ai pour la plupart oublié leur visage, leur voix, m'ont transmit un peu de leurs connaissances.

 

Merci a vous et à bientôt sur les routes du monde.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de bzhitchhiker
  • Le blog de bzhitchhiker
  • : L'autostop. Pour certains marginal, pour d'autres véritable art de vie. A travers les rencontres, c'est l'humanité qui s'offre à nos yeux. Ce blog vous permettra de découvrir ce que je découvres, au jour le jour. bienvenue sur les routes!
  • Contact

Recherche

Archives

Liens